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OPEN STAGE

Holidays

(for the text in english : see bellow)

Elle avait 17 ans. Elle avait décidé d’arrêter les vacances depuis qu’elle avait 15 ans.
La plage. Les restaurants. Les jeux de société. Elle n’aimait pas ça. Mais il y avait le calendrier scolaire. Elle était à la maison. Elle cherchait un truc à faire. Une ferme. Un gosse à garder. Une rayon de la médiathèque. Une voiture se gara devant la maison.
Elles repartiraient dans l’après-midi. Elles iraient dans une grande ville voir une pièce de théâtre. Avec une actrice connue. Le nom ne lui disait rien. Est-ce qu’elle pouvait venir avec elles. On ne refusa pas. Personne ne l’en empêcha.

Après la pièce la voiture repartirait. La femme qui s’était assise à coté d’elle vivait là. Dans la grande ville. Elle la connaissait. Quand elles étaient arrivées, elle les attendait devant le théâtre. Elle ressemblait un peu à une actrice. d’un autre temps.  La petite s’ennuyait beaucoup à cette époque. Surtout quand les gens parlaient. Mais cette femme ne l’ennuyait pas. La petite parlait avec elle comme si parler était une chose facile. Je peux rester chez toi. La femme n’avait pas vraiment le choix. Il n’y avait plus de train. Elle dormit chez elle. Quand elle lui demanda le lendemain matin de rester une autre nuit Elle aurait pu refuser mais ne le fit pas. Elle la trimbala partout. Elles partirent ensemble à la recherche de la tombe d’un homme dans le cimetière de Fourvière sous un grand parapluie qui ne parvint pas à protéger le bas de leurs jeans, qu‘elles durent faire sécher en rentrant. Quand elle rencontra de la petite-fille de l’homme dont on retrouva pas la tombe, la petite était là aussi, dans un coin de la pièce. Et quand elle vola du chocolat et du camembert à Monoprix, elle l‘avait accompagnée. Elle ne vola pas le pain. Le pain, elle le payait. Question de principe. Pendant ces trois jours personne n’appela la petite. On ne lui demanda pas quand est-ce qu’elle pensait rentrer.

Le matin du troisième jour. Il fallu qu’elle parte. Le téléphone avait sonné. Il faut que tu partes maintenant. Quelque chose à voir avec l’amour. Elle ne fut pas en mesure de comprendre. Trop abstrait pour elle. Elle partit et comprit qu’elle ne reviendrait plus. Dans la poche arrière de son jean pliée en quatre une liste de films. Elle ne chercha pas à comprendre plus que cette règle qui ne fut jamais formulée: La seule conversation qu’elle ne pourrait dorénavant avoir avec cette femme était sur ces films. Elle s’y plia. Elle entra dans le train

Elle rentra. Recommença les amis, le mauvais vin blanc, les cigarettes. Assise sur les escaliers en pierre devant le lycée de quelqu’un d’autre, elle raconta à ses amis comment elle avait été une adulte pendant 3 jours. La voiture. Le train. Le cimetière. Le monoprix. Ils l’écoutèrent raconter l‘histoire. Un auditoire très attentif. Elle ne compris pas tout à fait pourquoi. Pffou. Lundi on reprend. M’en parle pas.

She was 17, she had stopped iddle holidays since she was 15. Sunbathing. Restaurants. Board games. She simply did not like it. She was at home looking for some sort of projects. Farming. Babysiting. A section of the librairie. A car came to the house. They’d go to another city to see a play. A big city. Someone famous. She did not know the name. A friend lived there. Could she come with them. They did not refuse. Nobody stopped her. she entered the car and went to the big city.

They met the friend in front of the theater. She knew her. She was as she remembered, a tall woman who walked like an actress but from another time. She sat next to her. At that time most of the things were boring, especially speaking. But nothing about this woman was boring. She spoke with her like speaking was easy. Can I stay at your place tonight. She could not really say no to the teenager for that first night. There were no train left to bring her back home and the car was to leave after the play. But when the next day, she asked to stay for another night she could have said no but she did not. She took the small girl everywhere she went. If she’d look for someone’s grave under the rain, she’d take her with her. If she’d meet the grand daughter of the man under the grave, she’d take her with her. She’d go stealing chocolat and camembert to the supermarket, she’d take her with her. Not bread. The bread she wanted to buy it. She had some principles. For the 3 days nobody asked the teenager  where she was and when she’d return.

The morning after the second night she was to leave her flat. The phone had rang. You should leave now. Something about love. She could not understand. Too abstract for her. She left and anderstand that she would not come back. On the back pocket of her jeans folded in four sections a list of movies the woman had written for her. She did not desire to understand more than the implicite rule she departed with. From now the only converstations she could have with the woman were about this list. She obeyed. She entered the train.

She went back home, to her friends, her cheap white wine and her cigarettes. They sat on the large stone staires in front of someone else’s highschool. She told her friend how she had been an adult for 3 days. The car, the flat, the stolen food, the rain, the graveyard. They liked the story. Pfooo, monday it’s school again. Don’t tell me. She liked school.

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