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Bus: Paris-lisboa

 

Il était parti avec elle. Pour sans doute arrêter de se donner rendez-vous. Il ne la connaissait pas tant que ça. Mais ces deux billets dont ils n’avaient parler à personne semblaient les ressembler. Ils avaient un projet en commun. Aller là-bas. Y rester quelque temps. Et revenir. Ils reprendront le système des rendez-vous pour se revoir une fois arriver. Mais là dans le bus il suffisait qu’il tourne la tête pour la voir. Elle était là pendant les 28 heures. Elle dormait contre la fenêtre. Des musiques facilement agréable passaient et cette nature qu’il ne voyait plus défilait devant ses yeux. 28 heures. C’était sensé être l’horreur. 28 heures de bus. Mais il aimait ça. Etre dans le bus. Réveillé à 4 heures du matin. Traverser l’Europe. Le bruit du moteur. Le très léger balancement. Il se sentait bercé. Il se sentait bien. 5 heures. La lumière s’allume. Elle, qui ne connait pas tant, ouvre les yeux. Il faut sortir. Ils vont fermer le car. Elle semble ne pas tout capter. Sans doute pas tout à fait réveillée. Air d’autoroute. Elle a froid. Elle a sommeil. Elle a mal au coup. Lui aussi. T’as 50 centimes. Oui. Elle s’avance vers la machine à café. Parce qu’il n’y a rien d’autre à faire. Ils boivent un café. On est où. En Espagne. Le mot la réveille. Elle sait qu’elle est en vacances. En Espagne. Elle n’a plus mal au coup. La station service semble plus belle. Elle écoute. Elle sourit quand elle entend parler espagnol autour d’elle. Elle raconte. La première fois qu’elle est allée en Espagne. Lui écoute. Le café lui envahit la bouche. Il est bien. Heureux même. Il regarde sa tête endormie. Ses yeux qui se rappellent. Étrange. Il ne connaissait pas tant que ça. Elle, elle ne trouve pas ça étrange. Elle pourrait même s’endormir sur son épaule. Et même sur celle d’un inconnu. Lui n’est pas très familier avec l’intime. Le sommeil de l’autre.  Les 50 centimes. Elle ne lui rendra pas. Il est bien là. Elle coupe sa pomme en deux. Il ne se pose pas la question de savoir si il a faim. Il la mange. Il regarde sa montre. Allez on y retourne. Elle l’écoute. Il prétend préférer le siège à coté du couloir et la voit rapidement se rendormir.

He went with her. He was tired of setting times and places each time they wanted to see each other. He didn’t know her that much. But they had two bus tickets that nobody secret knew about . They had this thing they were doing together. Going there. Staying there. And coming back. There, they would have to set time and places to see each other. But here in the bus he just had to turn his head to see her. She was next to him for 28 hours. She was leaning on the window. Sleeping. The driver plaid music, the kind that is easy to like. And the nature that he hardly saw back in Paris passed before his eyes. 28 hours. It was supposed to be a nightmare. 28 hours in a bus. But he liked it. Being there. In the bus. Awake at 4 in the morning. Crossing Europe. The sound of the Engine. The way he was being rocked by the machine. He liked it. 5 a clock. Every lights. On. He didn’t know her that much. She opened her eyes. « we have to leave the bus » « they will lock it ». She was not awake enaugh to fully understand.

 

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