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Madmoonlight

Madmoonlight a écrit 5 articles de Emily Dickinson's Drawer

L’Atelier du Non-Faire

https://www.facebook.com/LAtelierDuNonFaireAvecChristianSabas?fref=tsDSCN2054

WAOUH!
C’est très très impressionnant.
C’est E. qui m’a conseillé d’y aller: « Tu verra c’est unique comme endroit, il faut l’avoir vu … »
J’ai un peu traîné à m’y rendre, mais là… WAOUH!

Quelques photos du lieu:
https://www.facebook.com/Claiclaire/media_set?set=a.10153033520670620.1073741837.628195619&type=1

Mais… on ne peut pas se rendre compte de la taille du lieu et de l’ambiance par les photos, il faut vraiment s’y immerger.

C’est un ancien bâtiment (le pavillon 53) au sein de l’hôpital psychiatrique Maison Blanche, au milieu du parc boisé, vide, avec comme seuls passages ceux des camions de travaux publics.
Il est 14h30, je ne trouve pas tout de suite le Non-Faire, je me rend à l’accueil, on me demande si c’est pour un reportage et on m’indique enfin que c’est en face du bâtiment 58, à droite de la cabine téléphonique, un peu caché par la verdure.

Je gare ma voiture devant le bâtiment dont les couleurs, la peinture débordent par les fenêtre et la porte.

J’entre dans cet espace saturé de toiles et me retrouve face à Christian SABAS, « créateur et gardien » du lieu.
Il prend le temps de répondre à mes interrogations en jouant de la guitare.
Le lieu a été créé en 1983, à l’époque, plus de 2000 patients résidaient au sein de l’hôpital Maison Blanche dans lequel se trouve l’atelier du Non-Faire.
Aujourd’hui, l’hôpital est vide, les patients ont été transférés à Paris au fur et à mesure depuis l’an 2000. En effet, le bail de 100 ans n’a pas été renouvelé, et l’hôpital existe depuis 1900.

La Mairie de Neuilly-sur-Marne est en pleine phase de travaux, avec une volonté de créer des logements. Son idée est donc de détruire le Non-faire.
Bon les logements et un centre ville c’est cool, je plussoie, surtout qu’il n’y a plus personne ici, et que le lieu est très agréable…
Mais pourquoi détruire le Non-Faire…

Après en avoir fait le tour 2 fois, je suis assez émue, et non, non ça ne peut pas être détruit.

J’y vois un centre culturel faisant partie intégrante du centre ville, où, avec un peu de rangement et quelques aménagements, il y aurait un espace d’exposition, et d’autres activités culturelles pourraient y avoir lieu, permettant au lieu de rester vivant, créant une continuité entre l’ancienne et la nouvelle fonction du lieu. Les endroits comme ça ça créé du lien, ça fait vivre un quartier. Bref, je m’emballe.
Christian me répond qu’il lutte pour que le lieu soit sauvegardé mais cela fait déjà plus de 4 ans qu’il n’y a plus d’accès à l’eau ni à l’électricité, et l’idée serait davantage de déplacer les toiles dans un autre lieu comme dans un pavillon abandonné de l’hôpital Ville Evrad se trouvant juste en face.
MAIS CA NE SERA JAMAIS PAREIL!

E. me disait: « L’action la plus culturelle de la mairie de Neuilly-sur
-Marne, c’est un atelier macramé l’été… »

Mais ici, ce lieu, il est unique oui, il ne peut pas être transféré…
Des inscriptions sont sur les murs, il y a des peintures dans les anciennes chambres, dans les salles de bain, dans le secrétariat, les patients venant peindre ici ont occupé de plus en plus l’espace au fur et à mesure, il est maintenant quasi saturé, et on sent que les oeuvres ont été faites in situ, et sont faites pour y rester…
« beaucoup de personnes sont reparties avec leurs oeuvres » me dit Christian. Beaucoup les ont laissées aussi, et je trouve que CE projet s’inscrit dans CE lieu, ça serait vide de sens de tout déplacer, il faut qu’il y ait de la vie, ou que ça s’arrête (ahhhhh) à mon avis.

OK, peut être que ce lieu a fait son temps… Je ne sais pas, Christian y compte les toiles et le protège d’éventuels attaquants qui voudraient le fermer. La mairie veut récupérer le lieu pour le 31 décembre 2014, il doit être vide à moment là. Christian dit s’attendre chaque jour à une bonne comme à une mauvaise surprise: autorisation de conserver le lieu ou fermeture prématurée…

En tout cas, il faut voir ça.

Bouts de ville – blog photos

http://claireantoine.tumblr.com/

https://youpic.com/user/Claiclaire

DSCN1546

Café associatif Paris 14ème (Le Moulin à Café)

le moulin à caféhttp://www.moulin-cafe.net/article-bienvenue-au-moulin-a-cafe-103366055.html

Le Moulin à Café est un CAFÉ associatif, à but non lucratif, fondé par des habitants du 14e qui ont souhaité faire vivre un lieu d’échanges et de partage.

Il fonctionne sur le mode participatif, chacun pouvant contribuer au fonctionnement du café et proposer des animations. Le soutien des habitants et des bénévoles permet de pratiquer des tarifs qui n’écartent personne de ce lieu solidaire. Les animations sont nombreuses: danse, jeux de société et vidéo, conférences et débats, fêtes d’enfants, repas, ateliers divers …

Les initiatives de chacun sont essentielles, pour donner un coup de main régulier ou occasionnel cherchez Charlotte ou demandez à l’une des personnes présentes.

Le Moulin à Café – Café associatif Pernety 8 rue Sainte Léonie 75014 Paris- Tel 01 40 44 87 55

http://moulin.cafe.free.fr   contact@moulin-cafe.org    http://www.moulin-cafe.net

Qui ne dit mot ne consent point

Ebauche

 

Documentation en lien avec la question du viol:

http://stopaudeni.com/

http://www.seine-saint-denis.fr/Rencontres-Femmes-du-monde-en.html

http://www.franceinfo.fr/justice/le-grand-temoin/emmanuelle-piet-la-societe-ne-comprend-pas-bien-les-violences-sexuelles-1227059-2013-11-26?fb_action_ids=771805362834629&fb_action_types=og.recommends&fb_source=feed_opengraph&action_object_map=%22771805362834629%22%3A559995630748434&action_type_map=%22771805362834629%22%3A%22og.recommends%22&action_ref_map=%5B%5D

http://lelivrenoirdesviolencessexuelles.wordpress.com/

http://www.lejdd.fr/Societe/Actualite/Carine-28-ans-raconte-son-viol-et-les-annees-qui-ont-suivi-414733

-http://www.madmoizelle.com/temoignage-sexe-apres-un-viol-115620

http://www.travailleurs-sociaux-libres.fr/la-sortie-educative-d-un-condamne-pour-viol-se-termine-par-la-mort-de-l-educatrice

http://www.lesinrocks.com/2011/06/14/actualite/un-spot-choc-sattaque-au-tabou-du-viol-conjugal-1113855/

http://plus.lefigaro.fr/tag/viol

http://stopaudeni.com/

08 victimes: 08 842 846 37

Viol femmes information: 08 000 59595 

Violences Conjugales Info: 3919 

Divagations 1: à partir de la tête de Ron MUECK

Et la tête, alouette.

ron-mueck-tête

La veille, Gary pris, au lieu de son habituel somnifère, une potion de désunification de corps, achetée au cas où chez le marabout du coin.
Voyant ses orteils se détacher, ses rotules s’allonger, ses fémur s’écarter de ses tibias, il paniqua et avala son somnifère ne voulant pas assister à ce triste spectacle.
Il eut tout de même le loisir de voir ses bras se détacher de son buste, son pied s’en aller loin de sa cheville… Ses membres flottaient comme en apesanteur.
Le sommeil s’imposa enfin.

Gary habite avec sa nièce, recueillie après qu’il ait tué ses parents. Suzy, petite fille pleine de vie, bouge dans tous les sens, pose sans cesse des questions et crie à tue-tête des chants communistes. Elle angoisse Gary au plus haut point qui s’est vu prescrire des somnifères.
L’achat de la potion de démembrement avait pour visée un effet immédiat contre Suzy si elle venait à se mouvoir à un point que Gary ne saurait supporter.
Le jeu favori de Suzy consiste à gonfler des ballons, sauter dessus afin qu’ils explosent et produisent un bruit qu’elle affectionne particulièrement.
A la découverte de la tête de son oncle séparée du reste du corps, elle se figura que celle-ci ferait un ballon très chouette à éclater.
Ainsi, elle entreprit de la gonfler en insérant une paille à l’intérieur d’une narine et soufflant de toutes ses forces. Elle sauta ensuite sur la tête qui n’explosa pas.

Gary dormait toujours. Il rêvait, divaguait dans ses souvenirs. De nombreux personnages appartenant à sa famille y apparaissaient, tous aussi fous et malsains les uns que les autres.
Ces derniers l’entrainent à rester cloitré chez lui, à déménager régulièrement afin de prévenir les attaques, en particulier, de sa belle-mère et de son cousin.
Il vit donc reclus. Il empile des prospectus dans un coin, ça le rassure. Il chante sur des bandes de karaoké avec Suzy. Il porte exclusivement des pantalons en velours côtelé, car c’est plus doux et qu’ils sont faits de lignes droites. Il aime les choses droites, l’ordre.

Chaque mardi après-midi, il range ses livres. Tantôt par ordre alphabétique, tantôt par date de publication, tantôt par affinité entre les auteurs.
Ses étagères sont droites, rien n’en dépasse. De loin, on les perçoit comme de grandes rayures verticales.
Ses rideaux aussi sont rayés. Sa voiture est rayée, ses DVDs sont rayés.
Suzy joue au freezebee avec les DVDs. Elle a par mégarde déjà tranché la tête du chat en agissant de la sorte.

Suzy culpabilise. En permanence.
Suzy a besoin d’être violente.
Suzy a des impulsions où elle doit attaquer les objets, les gens.
Ou elle-même.
Elle s’inspire de la passion des rayures qu’a son oncle. Elle s’en fait sur le corps.
C’est graphique, ça pique, c’est pas pratique, c’est artistique.
Elle pense maintenant s’inscrire en école de cirque. Elle veut apprendre à tenir debout, puis à marcher sur une boule, en utilisant la tête gonflée de Gary.
Sauf si il se réveille.

Elle n’a plus de quoi manger, son oncle endormi ne lui donne plus sa pâté.
Elle entreprend de grignoter l’arrière de la tête de Gary, la creuse à l’aide d’une petite cuillère. Ca a un goût amer. Elle devient cannibale, quel régal.
Cela a aussi pour effet de réveiller Gary, qui, de par sa tête grandie voit son environnement rétrécit.
Il ne sent plus son corps, il fait partie du décor, un peu vivant un peu mort.
Ca alors.

By Moon.